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Reportage : L’Inde, voyage express vers la voie du coeur 

Foyer millénaire, empreint de spiritualité et de modernité, l’Inde est comme les deux côtés d’une même pièce. Tantôt pile, contemporaine et fougueuse, tantôt face, ancestrale et intériorisée. La traverser nous plonge dans des états contraires, mais pas incompatibles. « L’Inde est comme une vague : résiste-lui et elle te renversera, mais plonge et tu la traverseras... », écrit Juliette Tissot, dans son livre Indian Therapy. 

 

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Article et photos : Armelle Bontemps

 

Quelques longues heures de voyage plus tard, j’arrive à Delhi. Sur le trajet de l’aéroport à la ville, le nez collé à la vitre, je regarde les images défiler les yeux grands ouverts. Les rues chargées de circulation, les couleurs des devantures des boutiques, les hauts immeubles sur le côté de la route et les coups de klaxons qui font partie intégrante du bruit ambiant de la ville me mettent directement dans ce bain de folie qui semble caractériser Delhi. 

 

D’allure fière et imposante, plantée à l’intérieur d’une grande cour pavée « Jama Masjid », est la plus grande mosquée d’Inde. Elle surplombe la ville, et ses deux grands minarets latéraux s’élancent comme deux flèches tournées vers le ciel. L’empreinte de l’Empire Moghol jaillit et nous plonge au cœur de l’histoire. Delhi, persanisée, aux influences bouddhistes, hindouistes et islamiques s’impose comme une ville aux mille et une facettes. Nous pénétrons dans le haram (la salle de prière), l’air est lourd et chargé de mysticisme, pourtant le lieu apaise. Cette singularité de l’Inde me saute aux yeux : l’Inde ne nous ménage pas mais nous tient pourtant par la main. « Ceux qui sont capables de voir la beauté partout ne vieillissent jamais », disait Franz Kafka. 

 

Je suis ici pour célébrer la Journée internationale du yoga, instaurée par l’ONU et qui se déroule le 21 juin. Il est question de célébrer le yoga en tant qu’approche holistique essentielle de la santé et du bien-être de chacun. À Delhi, les yogis se regroupent autour de Qutb Minar (« la tour de la victoire »), le plus haut minaret de l’Inde. Cette tour gigantesque de 72 mètres de haut est propice à l’intériorisation et à la méditation, cette majestueuse « Tour Eiffel » à l’indienne construite de marbre et de grès, s’élève au-dessus de nous comme une main divine. C’est ici que se passe le rassemblement du yoga organisé par le ministère de l’Ayurveda, du Yoga, de la Naturopathie, d’Unani, de Siddha (2 techniques médicinales anciennes perses) et de l’Homéopathie (AYUSH). Le slogan de l’événement, « Du yoga pour l’harmonie et la paix », est placardé depuis des semaines sur tous les tableaux publicitaires de la ville, les arrêts de bus et les devantures des boutiques. 

 

La session démarre par des mantras en sanskrit et une série de kriyas (techniques de purification) en mouvement : torsions de la nuque, ouverture du cœur, rotation des épaules et étirements des bras. Les techniques de respiration et la méditation par les mantras sont véritablement ancrées dans la pratique. Celle-ci est fluide et il nous est proposé de prendre le temps. Personnes âgées, enfants, femmes et jeunes hommes, c’est un public éclectique qui compose ce rassemblement. Le soleil au zénith nous tape sur la peau. Delhi a déjà atteint ses 40° habituels. Je réalise que cette séance apporte un lâcher-prise différent de celui dont nous avons l’habitude dans les cours de yoga en Occident. 

 

Prochaine étape du voyage : Pune. Capitale culturelle de l’État de Maharashtra et anciennement capitale de l’Empire Marathe (caste indienne de guerriers et de seigneurs), Pune est aujourd’hui une ville où il fait bon vivre. L’éducation des femmes se développe à grande vitesse, de nombreux travailleurs de Bombay vivent ici et n’ont pas peur de faire la route tous les jours pour retrouver à Pune un cadre de vie, loin de la folie de la mégalopole. La pollution des villes est devenue un problème socio-politique majeur partout dans le pays, et Pune s’impose depuis deux ans comme la ville la plus propre de l’Inde.

 

Notre matinée se poursuit au Ramamani Iyengar Memorial Yoga Institute (RIMYI), l’institut renommé de B.K.S. Iyengar, situé au cœur de la ville de Pune et fondé en 1975. Des élèves du monde entier viennent pour se former et recevoir l’enseignement de B.K.S. Iyengar. L’impact du lieu est immédiat. Les énergies de l’endroit semblent être retenues, condensées et imprégnées dans les murs. L’air ne laisse aucune place à l’évasion, il nous maintient réellement ici, dans cette atmosphère lourde d’histoire et de traditions. Côtoyer de si près tout un pan d’histoire si authentique et traditionnel nous fait réaliser que le réel voyage se passe ici, dans l’instant... Objets, sculptures, photographies ou peintures à l’effigie du grand maître, les murs de l’institut sont ornés d’objets qui retrace la vie de cet immense maître de yoga. 

 

La suite de l'article est à retrouver dans le numéro 46 du magazine Esprit Yoga.

 

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