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7 aliments incontournables pour un été équilibré

 

 

Connaissez-vous le concept « d’alicament » ? C’est une petite révolution pour notre monde occidental puisque l’aliment n’est plus seulement un support de nutriments et de calories, mais un outil thérapeutique à part entière. Nombres de régimes sont issus de cette tendance : cétogène, jeûne intermittent, le tout-cru, le détox, le végétarien, le végétalien etc.

 

Sous l’angle des médecines holistiques telles que l’Ayurveda ou la Médecine traditionnelle chinoise, tous les aliments portent en eux les potentiels de guérison ou d’aggravation des troubles, selon que ces-derniers soient consommés de la bonne ou la mauvaise manière, au bon ou au mauvais moment, en excès ou sans conscience de leurs impacts sur le corps.

Peu d’avantages toutefois à consommer des aliments transformés, surgelés ou industriels. Le Prana ou le Qi (énergie vitale) initialement contenu dans tous les aliments que la terre nous offre, s’est épuisé par les différents processus de transformation et de stockage. Et bien qu’ils contiennent encore des nutriments, ils sont dépourvus ou presque, d’énergie vitale.

Si l’on approfondit cette approche, nous comprenons que les aliments sont dotés de qualités énergétiques. En médecine chinoise, on parlera de saveur (douce, salée, piquante, amère etc) et de nature (froide, fraiche, tiède, chaude).

Pour adapter son alimentation à chaque individu, un bilan complet doit être effectué par un professionnel. Néanmoins, en vertu du principe d’équilibre des qualités énergétiques, il est possible de recommander la consommation – toujours avec modération – d’aliments qui apaisent le feu et la chaleur de l’été. Le principe repose sur l’équilibre des contraires. Ainsi, pour atténuer la chaleur de l’été, on consomme des aliments dont la charge énergétique est froide, fraiche ou neutre.

Toujours selon la même approche, si vous vivez à des latitudes qui ne connaissent pas un été chaud, ces aliments ne vous seront pas recommandés.

 

Que mettre dans son assiette pour un régime alimentaire adapté à l’été ?

 

Ces 7 aliments constituent une liste non-exhaustive. Chacun d’eux détient cependant un potentiel de régulation de la chaleur interne, de rafraichissement des organes, d’hydratation ou de dispersion des stagnations d’énergie qui finissent par créer un échauffement et une inflammation.

 

  • La pastèque : un fruit désaltérant et rafraichissant

Bien que la pastèque soit un aliment pauvre en nutriments, elle représente une bonne source de potassium et sa forte teneur en eau très assimilable en fait un fruit de choix pour la saison estivale. Elle est riche en antioxydants, particulièrement en lycopène, et protège les cellules contre le vieillissement.

En période de canicule ou de chaleur, sa nature froide agit comme un bain interne rafraichissant. Elle est hydratante, désaltérante et humidifiante. Par ailleurs, en médecine énergétique chinoise, elle est prescrite pour apaiser les inflammations de la bouche (aphtes, gingivite…). Il est coutume, en Chine, d’en faire une cure à la fin de l’été, pour rafraichir le corps et le préparer à la baisse des températures extérieures amenées par l’automne. Enfin, on lui prête la propriété de calmer l’agitation mentale.

  • Le concombre : l’atout hydratation de l’été

Star des régimes amincissants, le concombre possède plus de qualités énergétiques qu’on ne le soupçonne. Riche en eau et en potassium, il fournit un panel important de vitamines et de minéraux, présents en petites quantités.

Il est utilisé pour disperser les stagnations de chaleur au niveau de l’appareil digestif. Ces dernières occasionnent des brulures d’estomac, des douleurs au niveau du foie, des inflammations de l’intestin et de la diarrhée. L’Ayurveda lui prête des propriétés diurétiques et refroidissantes. Il est ainsi prescrit en cas de sensation de brûlures et de jaunisse.

Une consommation excessive de concombre cru est déconseillée si la digestion est lente. Sa qualité froide éteint rapidement un feu digestif peu vaillant. Faites-le alors sauter à la poêle quelques minutes.

 

  • L’eau de coco : une boisson alcalinisante, reminéralisante et isotonique

 

A ne pas confondre avec le lait de coco, qui est un autre sous-produit de la noix de coco, l’eau de coco est un liquide aussi fluide que de l’eau, légèrement trouble, obtenu à partir des noix de coco immatures. C’est autour de 6 ou 7 mois d’âge qu’elles sont récoltées, puis percées afin d’extraire leur eau.

Cette boisson est très riche en nutriments et convient à tout le monde. Une précaution particulière est à noter en raison de sa grande teneur en potassium. Elle est donc peu recommandée pour les personnes atteintes d’hyperkaliémie. Parmi ses principaux atouts nutritifs, elle est riche en calcium, magnésium et oligo-éléments. Elle est isotonique et contribue à rétablir très rapidement l’équilibre électrolytique du corps, en particulier après les efforts physiques. Enfin, elle est alcalinisante et contribue ainsi à réguler les phénomènes d’acidose, responsables chez les femmes notamment, de la perte musculaire et d’une fragilité osseuse.

Du côté de l’Ayurveda, l’eau de coco est un véritable alicament. Elle est utilisée dans les cas de déshydratation, d’inflammation chronique et aigüe, d’infection, en particulier du système urinaire, en cas de fièvre et d’hyperthermie chronique. Son action apaisante sur le système digestif en fait un allier de choix en cas de sensations de brûlures de l’estomac et des intestins. Elle est également recommandée en cas de fatigue et d’émaciation puisque sa richesse nutritive est couplée à une assimilation rapide et facile par le corps.

En outre, la noix de coco est un fruit exotique et doit traverser terres et mers pour nous parvenir, aussi restons raisonnables quant à sa consommation. Elle est également parfois produite dans des conditions de non-respect des hommes, des animaux et de la nature. Il est donc indispensable de la consommer biologique et issue du commerce équitable.

 

  • Les raisins secs  pour tonifier et fortifier le corps

Les vertus nutritives des raisins secs ne sont plus à démontrer. Comme l’ensemble des fruits secs, ils contiennent une grande quantité d’oligo-éléments, de calcium, de fer, de potassium, mais également de vitamines B et C, et d’antioxydants. Ils participent au renouvellement cellulaire et ont un rôle régénérant. Riches en fibres, ils facilitent le transit intestinal. De part leur concentration en sucre, ils doivent être consommés avec modération.

L’Ayurveda confère au raisin des vertus innombrables et la littérature le qualifie de meilleur fruit de consommation courante. Sa version séchée est alors prescrite en cas d’anémie, de sécheresse buccale, d’intoxication, de constipation et de perte de libido. En effet, par cette action tonifiante sur le corps et l’esprit, les raisin secs augmentent le désir sexuel.

Une prescription classique consiste à en déguster 16, tous les matins, pour endiguer les états vertigineux ou de faiblesse. Pour cela, ils doivent être trempés la veille et réchauffés à feu doux pendant quelques minutes.

La nature refroidissante des raisins secs nous encourage à les consommer en été. Ils agissent sur la température corporelle, les états fiévreux et le dessèchement. Les infections urinaires, plus fréquentes en cas de chaleur, peuvent être évitées par une prise quotidienne d’une vingtaine de raisins secs, ils nettoient la vessie et apaisent l’inflammation.

Préférez-les issus de l’agriculture biologique pour optimiser leurs bienfaits.

 

  • Le riz : la céréale de l’été

La salade de riz est un emblème des tablées estivales, et pour cause, bien que nous ne le sachions pas, cette céréale est très équilibrante.

Le riz est pourtant souvent décrié comme favorisant la prise de poids à cause du sucre qu’il contient. Cependant, le riz complet et le riz brun ont un indice glycémique modéré. En raison de sa teneur en magnésium et lignanes, le riz complet favorise le bon fonctionnement du cœur.

En diététique chinoise, la nature du riz est neutre, tandis qu’en Ayurveda, il est froid. Facilement assimilable, il amène le gourmand à satiété et atténue les envies de sucres rapides (chocolat, biscuits, friandises etc). La sagesse chinoise élève le riz au statut de régénérant du Qi (énergie vitale), avec cette capacité de relancer sa circulation dans tout l’organisme et de nourrir les cinq grands organes (cœur, poumons, rate, foie et reins). Il harmonise l’ensemble des fonctions du corps, notamment lorsqu’il est consommé en soupe ou en gruau.

Pour les indiens, le riz est considéré comme un fortifiant général qui pacifie l’excès de feu dans le corps. Il apaise la faim, l’agacement, l’agitation mentale et favorise un sommeil de qualité. En été, c’est une céréale que l’on peut consommer souvent, sans contre-indications, à l’exception des personnes sujettes à la constipation et au diabète.

Le riz proposé en magasin est souvent issu de cultures asiatiques. Seulement, il doit faire un long trajet pour arriver dans nos assiettes. Pensez à varier les saveurs de riz, en alternant basmati, thaï et riz français de Camargue, rapidement acheminé jusque dans nos boutiques.

 

  • Le tofu : tous les bienfaits des protéines, la fraicheur en plus

Le tofu est un incontournable de la cuisine asiatique et sa popularité est grandissante auprès d’un public soucieux de diminuer sa consommation de produits issus de l’élevage.

Et pour cause, il contient une bonne quantité de protéines, de vitamines B, d’oligo-éléments, de fer, de bons acides gras, de flavonoïdes, et une grande quantité de lécithines, une substance qui émulsionne les graisses contenues dans le sang, diminuant par là-même cholestérol et dépôt sur les parois artérielles.

Il se prête à une déclinaison abondante de recettes et de préparations (grillé, sauté, mariné, lacto-fermenté, en dessert ou en crème etc). Sous un angle énergétique, il améliore la digestion et l’assimilation en vertu, selon la médecine chinoise, de son action tonifiante sur la rate. On le recommande en période convalescence et de fatigue.

Sa nature énergétique fraiche en fait la protéine star de l’été. Le tofu humidifie les poumons et les intestins, et soulage les inflammations et les toux sèches. Il est donc conseillé de remplacer les grillades lourdes à digérer et chaudes pour l’organisme, par des tranches de tofu marinées ou juste snackées.

 

  • Le ghee ou beurre clarifié et ses mille vertus selon l’Ayurveda

 

Le ghee (prononcez gui) est un beurre de vache chauffé, nettoyé et filtré. Selon la légende, cette substance précieuse symbolise l’engendrement des êtres sur terre. Peu recommandé par la diététique occidentale, de part son association au beurre classique et ses méfaits sur le cholestérol, l’embonpoint et les problèmes artériels, le ghee est pourtant à la base de la cuisine indienne et ayurvédique. Il convient de le consommer avec modération si vous êtes sujet à l’obésité, à des pathologies artérielles ou que les acides gras saturés vous sont déconseillés. S’il ne fait pas diminuer le cholestérol, le ghee ne l’augmente pas pour autant.

Sous un angle énergétique, il est dit que le ghee possède des qualités comparables à la lune. Il amène apaisement, douceur, fraicheur à celle ou celui qui le consomme régulièrement. Ses « 1000 potentiels de guérison » lui confèrent le statut, à la fois d’aliment, mais aussi de médicament prescrit en Ayurveda, notamment le ghee âgé ou associé à des plantes médicinales.

Si le ghee peut être consommé toute l’année, sa nature fraiche calme le feu de l’été. Il est ainsi utilisé pour diminuer nombres de pathologies issus d’un excès de feu telles que les reflux gastriques, les coliques, la diarrhée, la fièvre, les crises d’herpès, toutes les sensations de brûlures d’une manière générale.

Bien qu’il s’agisse d’une matière grasse, il soutient et améliore la digestion, régénère profondément les tissus du corps, amène lubrification aux articulations et facilite le transit par oléation des intestins. L’Ayurveda confère au ghee la capacité d’augmenter la force et l’espérance de vie.

Ses applications sont si vastes qu’elles ne peuvent être toutes détaillées. Un praticien pourra vous orienter vers une application du ghee, comme remède à des troubles cognitifs (manque de concentration, pertes de mémoire, confusion…) et psychologiques (troubles du sommeil, agitation mentale…).

Pour approfondir votre compréhension de l’alimentation sous l’angle holistique, une consultation en diététique ayurvédique ou chinoise pourra vous être très bénéfique. Aucune des recommandations ci-dessus ne peut se substituer à un avis médical et ne peut engager l’arrêt d’un traitement sans l’avis du médecin.

Avant tout, prenez plaisir à manger. La joie reste notre meilleur thérapeute !

Namaste.

 

Sahra Leclerc est yogini, enseignante et contemplative: "c'est avec une profonde révérence pour la Nature, que j'aspire à partager tout ce qu'elle m'apprend. Gourmande mais consciente de ma consommation, l’ayurvéda accompagne mes repas et mon style de vie. Pour tout le reste, il y a le rire de soi, l'amour des autres et le chocolat". 

Ces conseils et ces pratiques posturales sont à retrouver dans le magazine Esprit Yoga accessible ici. 

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