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Les médicaments sont-ils une solution ? 

Vous avez mal au dos ? Dans 98 % des cas, vous sortirez du cabinet médical avec une prescription d’antalgiques, d’anti-inflammatoires, voire d’opiacés. Mais gare aux effets secondaires.

 

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Selon l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), chaque Français avale 48 boîtes de pilules par an. Et le mal de dos n’échappe pas à cette surenchère. Pour lui, la prescription d’analgésiques ou d’anti-inflammatoires reste le premier réflexe. D’après un sondage BVA, « 98 % des médecins interrogés disent avoir prescrit des antidouleurs pour des patients venant consulter pour une première lombalgie ». 

 

Si les instances médicales s’accordent désormais à répéter que « le bon traitement, c’est le mouvement », reste qu’avant d’enchaîner les asanas sur un tapis de yoga, les médecins indiquent qu’ « il faut d’abord casser le cycle de la douleur ». Ainsi, la prescription de médicaments est souvent le premier niveau de la prise en charge du patient lombalgique. 

 

Premier niveau, celui des antidouleurs de base, comme le paracétamol. Couramment utilisés, ils présentent a priori peu d’effets secondaires. Mais, selon l’ANSM (agence national de sécurité du médicament), ils sont susceptibles d’entraîner des allergies. De même, un « surdosage peut endommager le foie de manière irréversible ». A éviter le lendemain d’une soirée arrosée, par exemple... 

 

Face à un épisode aigu, les médecins se tournent souvent vers les anti-inflammatoires non stéroïdiens. C’est le deuxième palier. « Ils doivent être prescrits sur une période courte, une semaine maximum », explique le professeur Roques, président du Conseil scientifique de l’Association française pour la recherche thermale. Mais ils peuvent occasionner des effets secondaires, que l’ANSM a jugé utile de rappeler : « ils exposent à des effets indésirables pouvant être graves, en particulier gastro-intestinaux, cardio-vasculaires et rénaux », et notamment « des complications digestives sévères (ulcère, perforation, hémorragie), potentiellement mortelles pouvant survenir à tout moment…

 

Troisième palier, celui des opiacés (codéine, morphiniques), des antidouleurs très puissants. Ceux-ci sont prescrits « pour la durée la plus courte possible, utilisés avec parcimonie en cas de douleur extrême », prévient le Dr Barucq. « Ces molécules peuvent avoir un effet stupéfiant, avec des risques de dépendance. Elles ont aussi l’inconvénient de ralentir le transit intestinal et d’occasionner des constipations », appuie le professeur Roques. Mais si ce n’était que ça... Si l’affaire vous avait échappé pendant la campagne de Donald Trump, peut-être avez- vous été plus sensible au décès de Prince, l’une des nombreuses vic- times des opioïdes, qui auraient causé plus de 60 000 morts en 2016 aux Etats-Unis. 

 

Épidémie d'ampleur mondiale

En octobre 2017, l’épidémie d’opioïdes aux USA a été élevée au grade d’urgence de santé publique. Deux États américains (l’Ohio et le Mississippi) ont d’ores et déjà porté plainte contre cinq laboratoires pharmaceutiques, leur reprochant d’avoir volontairement sous-estimé le risque de dépendance et d’overdose induit par les opioïdes commercialisés. Le Canada et l’Australie sont également confrontés au problème, tandis que l’Europe n’est pas épargnée. En France, le nombre d’overdoses par antalgique opiacé a progressé de 128 % entre 2001 et 2013. En cause, notamment,le Fentanyl, un tranquillisant de synthèse ultra puissant. Bien que classés dans la catégorie des stupéfiants et disponibles uniquement sur ordonnance sécurisée, ces médicaments font l’objet d’un marché parallèle, grâce en particulier aux achats sur Internet. Certaines nouvelles molécules sont 100 fois plus puissantes que la morphine. Cela donne une petite idée des coulisses des grandes multinationales pharmaceutiques, peu disposées à informer sur les effets secondaires de ces véritables « bombes à retardement. » qu’elles fabriquent dans le secret de leurs laboratoires…

 

Extrait de l'article d'Aude Ferbos, à retrouver dans le Hors Série Dos. 

 

Namasté : ode à la paix, à l’unité, à la lumière
Soulager et délier le dos
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